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jeudi 30 août 2012

[Chronique] Dockside Hookers – Killing The Music EP (2009)

La semaine prochaine va être difficile, je te sens déjà tout stressé par le choix du cartable qui va faire la différence entre toi et le ptit raoul, le fils du boulanger, pour obtenir les faveurs de la ptite lucie dans les toilettes de l'école communale... donc pour te mettre dans un état d'esprit favorable, et dans ma grande mansuétude, je te propose de te détendre avec un peu de oi! de la belle province !
Hé oui nous continuons notre pré-rentrée avec un petit tour en Amérique du Nord francophone, chez nos amis québécois évidemment.


Les Dockside Hookers sont un peu les légendes oi! de la belle ville de Québec City ma gueule ! Pendant 8 ans il ont balancé leur son couillu, mais non dénué de mélodie sur les bords du Saint Laurent, beuglant (exclusivement en anglais malheureusement) leur rage, leur passion et leur amour immodéré pour les poutines !
A ma connaissance ils ne sortirent que deux productions, une démo CD intitulé Forever Young (2007) qui est absolument géniale du début à la fin (et que je vous conseille grandement d'écouter), et le présent EP sorti en 2009 sur Longshot Records juste avant leur split en 2010.
J’ai eu la chance de les voir en live à Québec City et je peux vous dire que ça envoie du bois, des hymnes, des gros chœurs, de la rage et de la bière, que du bonheur !
Sur les cendres encore chaudes du groupe défunt sont nés The Payrolls et Buddha Bulldozer, le premier pratiquant un street punk relativement proche de celui de dockside, autant dans les compositions que dans le chant (puisque c'est le même chanteur), et le deuxième évoluant plus dans la oi! bien lourde et bien branlée comme on aime (je vous conseille d'ailleurs leur mini cd de 2006 sobrement intitulé Beer Karma).



Mais revenons à nos caribous. Les 4 titres de cet EP reprennent la recette de Forever Young, de la oi! mid-tempo avec un grosse voix, des gros choeurs, de la rage (oui je me répète je sais, mais y en a qui sont un peu longs à la comprenette) et une ptite guitare mélo bien street-punk... donc oui c'est cool, c'est toujours bien foutu mais j'avais tellement aimé Forever Young que j'avoue trouver cette production un peu en dessous, à vous de juger.
On ouvre le bal avec United, un hymne punk rock qui rappelle que la culture punk (au sens large) n'est pas une mode et n'appartient pas aux branleurs branchouilles, ça fait pas de mal de le dire ! Un bon morceau, bien lourd comme il faut avec toutefois, un poil trop de chœurs à la fin (United We Stand c'est bien cool comme slogan mais le répéter 17 fois à la suite (j'ai compté), c'est un peu beaucoup).
On continue avec Wrong Place At The Wrong Time, mon morceau préféré sur cet EP. Bon ça commençait pas forcement bien avec une guitare solo très marquée (et très bien hein ! mais, vous devez commencer à le savoir, j'ai du mal avec les guitares) mais j'aime beaucoup le refrain très chanté et le thème du morceau est vraiment cool, juste l'histoire classique de quelques neuskis qui, la bière aidant, finissent par ne plus supporter leurs voisins de comptoir un peu trop hypsters et commencent à distribuer des claques... Mauvais endroit au mauvais moment mon gars !



Troisième morceau très perkelesque ! Pride est un vibrant hommage aux héros du quotidien, aux gars qui se cassent le cul à bosser tous les jours pour un salaire de misère, à tous ces types qu'on essaye d'humilier et de réduire en esclavage mais auquel on n'enlèvera jamais leur fierté. Un bon titre mais un poil trop perkelesque pour moi par certains cotés (la basse et les mélodies!).
On conclue tout ça avec un autre titre sur la Working Class (un thème cher aux 4 québécois apparemment) puisqu'il s'agit de Hail To The Working Class ! Un autre hommage hymnesque aux classes laborieuses dont les paroles sont relativement proches du morceau précédent mais qui est bien cool aussi.

Je vous conseille donc de jeter une oreille attentive aux productions de ce groupe, ça vaut le coup.

A TELECHARGER ICI

 

 

mardi 3 janvier 2012

[Chronique] Emergency – 1 2 3 4 LP





Autant te prévenir tout de suite petit, ce disque est une grosse baffe avec bagues de combat, une pure tuerie tchétchène !
Emergency est canadien (de Vancouver) formé en 2002 sous le nom de The Racket (avec une moitié d'anciens des excellents Subway Thugs, un des groupes pre- Alternate Action avec Greg le chanteur) et qui a la particularité d'avoir en son sein (et au chant) l'ancien brailleur de The Strike (oui oui The Strike le groupe anglais/écossais 80s) qui a, depuis cette époque, déplacé ses docs bien loin du pays de la panse de brebis farcie. Après des tentatives plus ou moins foireuses d'enregistrer une démo, le groupe passe de 4 à 3 et Fergus, le chanteur, prend la basse (le bassiste d'origine, Mike, le type qui tient Longshot Music, ayant déménagé à New York) et le trio rentre en studio pour enregistrer, en 2004, cet album.
1, 2, 3, 4 est le titre parfait, pas de gnangnan ou d'intro à la con, on décolle direct pour 12 titres rentre dedans de punk/oi ! à l'ancienne avec un son rock'n roll bien chiadé, 12 tubes à chanter en chœurs, 12 putain d'hymnes oi ! Et cet album a été intégralement enregistré avec un 16 pistes analogiques, c'est hallucinant, il n'y a aucuns effets de traitements numériques, juste de la pure et authentique puissance oi !...
Emergency c'est la voix (et le phrasé) de The Strike avec une patate de ouf, des morceaux pas linéaires pour un sou, ultra chiadés, qui ne demandent qu'à être hurlés par une bande d'adolescents en bretelles ! C'est de l’orgasme sur vinyle ce skeud !
Bref c'est exactement ce que pourrait être The Strike actuellement.
Les titres et paroles sont oi ! à mort : rébellion, fierté, rejet des « yuppies », adolescence, traîtrise, vies gâchées (et ouais y a même un titre, peut être le meilleur de l'album, qui s'intitule Wasted Lives, et ça peut que faire danser la samba à mes testicules un titre pareil) avec juste de qu'il faut de coups de barres à mines dans les genoux et de sanglots longs pour te faire vibrer jusqu'au bout du string mon lapin !

Wasted Lives


J'ai pas les paroles mais ça a l'air plutôt bien foutu et moins cons que les habituels « Skinheads Pride And Boots On My Feet On The Streets OI ! OI ! OI ! » qui sont parfois un peu lourds...
Étonnamment la sortie de ce disque ne fit pas tant de bruit que ça à l'époque. Produit au départ uniquement en CD par Step-1, il fut ensuite pressé en vinyle par Ghetto Rock, une petite plateforme de distribution belge, et n'eut sûrement pas la « couverture médiatique » qu'il méritait.
Et comme nous à oivengeance on n'aime pas les inégalités (parce que c'est pas cools) voilà notre modeste participation à la reconnaissance de cet album comme un des meilleurs de oi! des années 2000 (personnellement je le placerai dans mon top 5 des meilleurs albums de la dernière décennie).

Bref je sais pas quoi dire de plus à part commence à baisser ton froc, car ta braguette va craquer mon petit !


1.What You Gonna Do?
2. Won't Tell You Again
3. Idol Generation
4. State Of Emergency
5. Don't Wanna Be Like You
6. Army Life
7. I Ain't Listening
8. Wasted Lives
9. New Town Animal
10. You
11. Tennage Fallout
12. Your Society