mardi 24 juillet 2012

[Chronique] The Old Firm Casuals, le groupe aux milles split-EPs

Après pile un mois de désert, Vengeance et de retour ! Enfin me direz vous ! Eh bien pour notre retour à l'activité, c'est pas une, mais trois chroniques que je vous propose ce soir, rien que ça ! Les galettes que je m'apprête à vous chroniquer ont toutes pour point commun de comprendre au moins un titre du projet Oi! de Lars Frederiksen, j'ai nommé The Old Firm Casuals. On aime ou on aime pas les 3 gars San-Franciscains  (et en particulier leur leader), mais faut bien avouer que c'est un, sinon le groupe le plus actif en terme de production en ce moment.


V.A. - Hooligan Classics Vol. 1 (Randale Records - 2012)



Commençons par ce double EP, un split à 4 fraîchement sorti sur le label teuton Randale Records, extrêmement productif ces derniers temps. On nous propose ici des morceaux des anglais de Control, des américains de The Chosen Ones et de The Old Firm Casuals et des écossais de On File (un morceau par groupe). L'avantage de ce genre de split "4 way", c'est qu'on tombe rarement sur une prod' où tout est nul. Ce double EP ne fait heureusement pas exception à la règle.
Premier titre du premier 7", "Tribal" de Control. D'habitude je suis pas fan du "hooligan rock'n'roll" que distille ce groupe, trop bourrin à mon goût. Mais là, bonne surprise, on a affaire à une chanson aux influences Mötörhead-esque (et sachez que j'adore Mötörhead, Lemmy est une sorte de dieu vivant pour moi), moins brutale que leurs autres trucs, pas dégueulasse. On regrettera juste la tentative de break ska en fin de morceau, une belle idée à la con (vous apprendrez que mon amour pour le ska est inversement proportionnel à celui que je porte à Mötörhead, je trouve ça chiant à mourir). Un morceau sur les bastons entre hools, qui commence par l'arrestation d'un type après une bagarre. Bonne rythmique, guitare solo sympa, un bon vieux singalong sur le refrain, bref, un morceau qui me réconcilie un peu avec ce groupe
En face B arrive ensuite The Chosen Ones, de New York, avec le titre "Lafayette". Je connaissais pas du tout ce groupe, il me semble d'ailleurs que c'est leur seul et unique morceau sur disque. Ben finalement c'était peut-être mieux comme ça, c'est une espèce de sous Social Distortion (encore un groupe dont je suis pas fan), du punk rock américain hyper mélo. Ça raconte l'histoire d'un type derrière les barreaux de la prison de Lafayette (en Louisiane je crois), il joue de la guitare et il espère sortir bientôt, tout ça tout ça. Ça pourrait être des paroles d'un morceau de blues, ça pourrait être bien. Mais c'est pas le cas. Si vous aimez bien des groupes comme The Disasters, ça vous plaira sûrement. Moi perso je trouve ça à chier par terre.
Viens ensuite "Just Another Yob", de On File, qui ouvre le deuxième 7" qui constitue cette compil'. J'étais resté à leur EP The Birds Don't Like The Skinheads, qui m'avait bien plu. Le morceau qu'ils nous proposent ici est un cran en dessous selon moi, pas mauvais mais pas aussi bon que le disque cité plus haut. C'est moins hymnesque. La chanson parle de la désillusion de la vie de tous les jours , des boulots de merde et du fait qu'il faut sortir de la situation d'anonymat que nous promettent ces jobs pourris. Clairement pas le meilleur titre de l'album, mais ça se laisse écouter.
C'est Old Firm Casuals qui clôture le disque, avec le morceau "We Don't Burry Our Dead". J'avais entendu ce titre avant qu'il sorte en mars dernier, à l'occasion de la prestation live de la bande de Lars Frederiksen au Punk & Disorderly à Berlin, ça m'avait pas laissé un grand souvenir. Et bien en tout cas la version studio de ce titre est vraiment pas mal du tout ! Gros choeurs sur les refrains, rythmique bien rentre dedans sans être bourrine, guitare solo simple mais efficace. Un morceau qui, en gros, parle du fait que la rue c'est la guerre et que ceux qui s'y frotte risque de clamser sans que personne ne verse une larme pour eux, parce que les types de O.F.C. n'ont aucune pitié. Le meilleur morceau de la compil, selon moi.

La pochette de l'EP est un clin d'oeil à une compil ska sortie sur Trojan Records

Niveau packaging, on à droit à une sympathique pochette qui reprend celle d'une compilation de morceaux ska (voyez vous même, j'ai mis la photo plus haut). Tout ça est en gatefold (un type de pochette plutôt sympa à mon goût), avec à l'intérieur les paroles de chaque morceau ainsi qu'une photo de chaque groupe, et les remerciements qui vont avec Les ronds centraux reprennent la front cover d'un côté, et de l'autre le logo de Randale Records. Un bel objet et une compil' de bonne qualité, à avoir !

Face Control :
 Tribal
Face The Chosen Ones :
 Lafayette
Face On File :
 Just Another Yob
Face The Old Firm Casuals : 
 We Don't Burry Our Dead

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Evil Conduct/The Old Firm Casuals - Oi! Rules... OK! EP (Randale Records - 2012)



Deuxième chronique, celle du tout frais split de The Old Firm Casuals avec les néerlandais de Evil Conduct, lui aussi sorti sur Randale Records. Je suppose que tout le monde connais Evil Conduct (sauf si certains d'entre vous habitent sur Mars, bonjour à vous, j'espère qu'il fait beau là haut). J'avais déjà chroniquer un de leur EP (le split avec Frankie Flame si je me souviens bien), référez vous à ça pour vous faire un aperçu (bien que, je me répète, faut soit être à peine arriver dans le mouvement soit ne vraiment rien connaître du tout pour passer à côté d'Evil Conduct).
Ce sont d'ailleurs eux qui ouvrent ce split 7" avec le titre "Working Class Heroes". En  achetant le vinyle avant de l'écouter, je m'étais amusé, avec un pote, à imaginer à quoi pouvait ressembler la chanson simplement en lisant les paroles. Et bien ce que je m'étais imaginé colle parfaitement avec ce que j'entends en passant le disque sur ma platine. Faut dire que Evil Conduct c'est quand même super prévisible. Les structures sont toujours les mêmes, la façon de chanter aussi. Et faut bien dire ce qui est, les morceaux se ressemblent tous pas mal. J'ai l'habitude de dire que quand on a entendu un morceau de ces gars, on les a tous entendu. Bah c'est complètement vérifié sur ce titre. Certes, c'est une chanson sympa, bien faite, tout ce que vous voulez, mais j'ai l'impression de l'avoir déjà entendu 1000 fois. Aucune surprise. Tout ça avec un texte sur la working class absolument pas original, les clichés habituels, tout ça pue le déjà vu... À la longue ça devient lassant je trouve. Enfin bon, tout n'est pas perdu, le bassiste semble avoir compris qu'avec une basse on pouvait faire des variations et pas simplement suivre la guitare, et le chanteur/guitariste a apparemment compris que si on utilise une seul corde de sa guitare en jouant plusieurs notes différentes à la suite, ô miracle, ça fait un solo ! Pour résumer, un titre qui me convainc pas.


Le clip qui va avec la chanson, et comme la chanson, il est absolument pas original

En face B on a droit au titre "For The Love Of It All" de The Old Firm Casuals. Là aussi je suis plutôt déçu... Ça fait vachement mainstream je trouve, ça pourrait presque passer à la radio (tant mieux pour eux remarque). Un morceau sur le trip (le trip skinhead je suppose), et sur la vie qui va avec, pas forcément facile tous les jours, mais qu'on aime quand même, que la vie est dure mais qu'il faut se battre. J'ai l'impression que c'est un texte très personnel, ça à l'air d'être plus ou moins un truc sur la vie de Lars Frederiksen, et c'est plutôt bien écrit, mais c'est toute la musique derrière qui me plaît pas (sauf le solo de fin, qui lui au contraire, me plaît vachement). Séquence émotion en fin de morceau, quand Lars nous dit qu'il finira ce qu'il a commencé pour l'amour de sa femme (morte, m'a t-on dit) et de ses deux gamins ("For my wife and my two sons/I will finish what I have begun"). Heureusement tout n'est pas noir et on a droit à un passage comique malgré lui, je cite "It's my culture and a way of life/This is who I am and always have been". Pour un type qui c'est découvert neusk à 40 ans après avoir écumé toute sorte de trip différent auparavant, pas sur que ça soit et ait toujours été son truc, m'enfin bon...

Rien que pour vous, le morceau de O.F.C. présent sur cet EP. Ma bonté me perdra !

Tout ça est vendu avec une pochette plutôt bien faite, genre instantané en noir et blanc collé au scotch. On a un insert avec les paroles des deux chansons et les remerciement qui vont avec, et les ronds centraux consistent en deux traces de bottes (sur fond rouge pour Evil Conduct, bleu pour The Old Firm Casuals). En bref, le packaging est plutôt beau. Dommage que les morceaux ne suivent pas...

Face Evil Conduct :
 Working Class Heroes
Face The Old Firm Casuals : 
 For The Love Of It All

Pas de lien pour télécharger cet EP pour l'instant, mais ça viendra un moment ou l'autre, vous inquiétez pas !


Klasse Kriminale/The Old Firm Casuals - Stesso Sangue EP



Dernière chronique de cet article dédié aux sorties récentes de The Old Firm Casuals, leur split avec les Savonesi de Klasse Kriminale (tout de même, fallait bien que je chronique un truc rital, je me serais senti mal sinon !), sûrement le groupe italien le plus connus avec Nabat et Plastic Surgery. Personnellement, à part les premiers albums que je trouve bien, je suis pas du tout fan de ce groupe. Je m'attendais donc à un truc qui me plairait pas plus que ça. Et bien je me suis trompé !
Le premier titre de la face A, celle de Klasse Kriminale, s'ouvre avec "Davide", un morceau qui parle d'un skin fan du Genoa FC, le club que supporte la bande de ce bon vieux Marco Balestrino, assassiné, à qui le groupe rend hommage. Un titre hyper mélodique, gros choeurs sur le refrain (qui me fait d'ailleurs pensé à celui de "Torneremo" de Coprofili), je suis totalement convaincu, ça me réconcilie avec Klasse Kriminale, et Dieu sait que je pensais pas que ça arriverait un jour !
Le deuxième morceau est une version enregistré lors d'un live datant de 2011 de "La Ragazza Dalla T-shirt Degli Angelic Upstart", sorti originalement sur leur album de 1993 "I Ragazzi Sono Innocenti" (selon moi ils sont plutôt coupable... Saura-tu trouver l'habile référence que je viens à l'instant de placer ?). Le son est hyper clean pour un live je trouve ! C'est, comme le dit Marco Balestrino lui-même au début du morceau, une chanson d'amour, qui raconte l'histoire du coup de foudre que ce dernier à eu pour une gonzesse avec un t-shirt Angelic Upstart alors qu'il était sur scène. Moins bien que le premier morceau, mais tout de même pas mal.
La face B, celle de The Old Firm Casuals, commence par "Rat Race", un morceau mid-tempo sur le fait qu'on ne cédera pas face aux règles de la société qui nous entoure et à sa monotonie, aucun compte à rendre à personne de toute manière, plutôt vivre sa vie comme on l'entend ! Comme d'hab' tout ça est soutenue par une bonne rythmique et est conclu par un solo efficace. Un bon titre !
Dernier morceau de cet EP, "Red White & Blue", sur les États-Unis, plus précisément sur les puissants (politiciens, banques et autres lobby à la con) qui pensent plus à servir leurs propres intérêts/ceux de leurs partis plutôt que ceux de leur pays. Et bien réveillez vous, faut réagir et redresser un peu le pays de l'Oncle Sam ! Le sujet de la chanson est pas hyper original, mais j'aime bien ce genre de texte. En plus, pour le coup, toute la rythmique derrière est en béton, accompagné d'une guitare solo qui déchire ! Voix bien hargneuse et choeurs en singalong, un bon vieux pavé dans la gueule ! C'est de loin le meilleur morceau de O.F.C. que j'ai entendu jusque là, si ils étaient tous comme ça on parlerai bien moins du personnage de Lars Frederiksen et bien plus de sa musique puisqu'elle serait de très bonne qualité. Malheureusement c'est pas le cas.
La pochette est assez laide je trouve (mais bon, ça fait Oi!, que voulez vous), contrairement aux deux disques précédemment chroniqués. On a droit avec un insert comprenant paroles (en italien et en anglais pour Klasse Kriminale, de quoi attaquer le marché international de la botte et de la bretelle), ainsi que les photos (que de Balestrino pour Klasse Kriminale d'ailleurs, pas des autres membres, ce type a la grosse tête !) et remerciements habituels. Ce split a été une très bonne surprise pour moi, donc je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus !


Face Klasse Kriminale :
 Davide
 La Ragazza Dalla T-shirt Angelic Upstart (Live)
Face The Old Firm Casuals :
 Rat Race
 Red White & Blue

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samedi 23 juin 2012

[Compilation] Vengeance - Chansons Rebelles Vol.1 #2012



On aurait peut-être du attendre la fin de l'année pour faire ça mais la tentation était trop grande et nous vous livrons donc notre compilation des 12 meilleurs titres Oi! de 2011 et 2012 (jusqu'ici). La sélection ne fut pas des plus simple et il ne s'agit que de titres sortis en 2011 et 2012! Nous aurions aimé rajouter pleins de groupes qui méritent le détour mais on a du se limiter a 12 titres, malheureusement. Des USA (Sidney Ducks, The Broadsiders et Noise) jusqu'au Pays Basque (The Last Strength) en passant par la Suède (On The Job, The Clichés), nous avons essayer de sélectionner les groupes qui ont le plus marqué ces dernières années et qui, on l'espère laisseront leur trace dans l'histoire de la Oi! 


01 - The Headliners - We Are The Headliners 
02 - The Broadsiders - Mid-City Martyrs (Redux)
03 - Pinta Facile - Io Non Ci Sto
04 - Noi!se - Brothers In Arms
05 - The Clichés - We Won't Change
06 - The Daltonz - Un Singe en Hiver
07 - Stomper 98 - ISP , One Crew, One Family
08 - On The Job - 1680
09 - Sidney Ducks - He Lives For Today
10 - Bombardiers - Pour Elle
11 - The Last Strength - Como Ayer
12 - Giuda - Get It Over

Mention spéciale quand même pour les groupes Français et UVPR pour avoir sorti d'excellentes prods en 2011, et désolé pour tous les autres groupes qu'on aurait aimé mettre (F.A.V.L, 8°6 Crew, Antipati, The New Chords, Offensive Weapon, Perkele,The Templars ,Gonna Get Yours, Old Cunts,etc...)




vendredi 22 juin 2012

[Chronique] Toholl's – DEMO (2012)






Il semblerait, cher(e) lecteur(trice), que ton immuable désir de voir le nombre de nos chroniques de oi! française augmenter soit enfin sur le bon chemin ! En tout cas la présente chronique est un bon début pour peut être rééquilibrer un peu la balance. Comme ça tu seras content et t’arrêteras peut être un peu de nous les briser avec tes envies à la con !
Tu te souviens donc sûrement de ma prodigieuse chronique de la démo d'Envers et Contre Tous que je concluais en apothéose par l'annonce de la formation d'un tout nouveau groupe issu des West Side Boys, d'Envers et Contre Tous et plus généralement de la joyeuse bande d'alcooliques de Jussieu. C'est toujours un peu spécial de chroniquer un disque sorti par des potes proches mais n'ayez crainte, tel l'arbitre italien je ne dévierai sous aucuns prétextes de mon noble devoir!
Hé bien après plusieurs mois d'une insoutenable attente je possède enfin un exemplaire de leur toute fraîche démo et j'en fais ici la chronique en exclusivité ! Non non ne me remercie pas jeune homme, le sourire béat de bonheur que je vois apparaître sur ta face bovine suffit déjà amplement à me satisfaire.
Les plus érudits d'entre vous feront rapidement le lien entre le logo et le nom du groupe et il m'est donc inutile d'en dire plus sur leur admiration démesurée pour les grands chanteurs homosexuels des années 80 françaises. Bon mais mis à part ça Toholl's ne barbote pas dans le même pédiluve musicale pour autant, bien que leur mélange de oi! 80s et de punk français période fin 70 ne soit pas sans nous rappeler cette période où nager en docs n'aidait pas beaucoup à flotter.
Toholl's nous balance 8 titres qui oscillent entre ces deux influences majeures, le chanteur étant particulièrement influencé par des groupes comme les Olivensteins (particulièrement pour les textes) ou les Nips pour le débit et une section musicale qui essaye de tirer tout ça vers de la oi! plus classique, voir basique ! Le mélange n'est pas inintéressant et accouche de titres toujours très drôles, souvent efficaces et parfois un peu bancales qui respirent néanmoins l'authenticité et la schoenbrau renversée sur un banc sale un soir d'été.
Tout d'abord un grand bravo pour la pochette à l'humour particulièrement potache qui me plaît beaucoup. Détourner le Père Noël Est Une Ordure (qui reste quand même un film et une pièce très droles) c'est l'apogée de l'humour franchouillard au 7ème degré et c’est surtout une belle preuve d'auto dérision, ce qui manque un peu trop dans la scène oi! où le sérieux testostéroné a tendance à être sacrément ennuyeux à la longue.

On commence tout ça avec Skin des Années 10, un excellent titre oi! dont les très bonnes paroles abordent honnêtement la vie des skinheads de notre belle année 2012, 30 ans après 82, alors que beaucoup se raccrochent encore à des références mortes et oubliées pour vivre un trip anachronique.
« Skin des années 10 tu te sens perdu ici bas 
Tu te demandes parfois comment t'en es arrivé là 
Une photo jaunie accrochée à ton mur 
Te rappelle un monde que t'as pas connu ».
Un des rares morceaux de la démo qui sonne oi! à 100 % (et donc un des plus sérieux également).



Un peu plus de dérision pour la suite avec Un Mec En Porte-Jarretelles, qui raconte de manière très drôle l'histoire d'un copain que l'on voit changer et se travestir. Le texte est vraiment bien foutu et le morceau est très efficace avec ses chœurs à chanter entre potes et son humour potache.
Et puis voilà Jussieu, l'hymne nostalgique d'une époque révolue où la joyeuse bande de punks et de skinheads de Jussieu trainait tous les soirs à se tuer le foie avec de la mauvaise bière sur les bancs devant la fac des sciences. Un morceau très émouvant et très sympathique qui rappellera sans peine de bons moments à ceux qui ont déjà eu l'occasion de s'attarder sur cette place. Un super morceau à chanter bras dessus bras dessous avec de vieux potes de bitures.
« Cet été je veux retourner à Jussieu ! 
Les neuskis complètement torchés et les keupons sous LSD ! 
Aliaaaloooo aliaaloooo ooooo»


On continue avec un autre morceau très second degré, très Olivensteins : Nanarchiste. Un vieux anar raconte sa vie, son obstination, ses délirs. Encore un fois c'est très bien écrit et c'est très drôle et aurait pu s'en peine figurer à côté d'autres morceaux punks et provocants de la fin des années 70. Le refrain est particulièrement réussi avec des choeurs complètements ridicules de pop homosexuel et je ne peux pas m’empêcher de sourire à chaque fois que je l'écoute.
Six Minute Pour Une Turlute est le parfait exemple de ce mélange de oi! premier degré et de punk à la con. Un morceau musicalement très oi!, qui rend d'ailleurs plutôt bien même si ça reste très basique et un texte très décalé sur un type qui va se faire pomper en loucedé par une prostitué et qui a bien du mal à tenir 6 minutes. Je me répète mais le texte est vraiment excellent et faire du second degré à la Reich Orgasm ou Trostskids sans tomber dans le graveleux (donc pas comme Trostskids) n'est pas toujours évident, donc encore bravo !
« Elle se met au travail pour faire lever ma pine, 
Elle a la main qui jour de la mandoline, 
Si je rentre trop tard ma femme aura des doutes, 
Je dois vite lâcher jusqu'à la dernière goutte »

Sixième morceau, L'Elastique, et sans doute celui qui m'a le moins convaincu, rien de très entraînant ici. Un morceau assez lent avec pourtant un refrain plutôt bien foutu mais qui peine à me convaincre. C'est dommage parce qu'encore une fois les paroles sont très drôles et décrivent le supplice que fait subir une femme cruelle aux hommes qui tombent sous son joug.
« Elle enroule un élastique autour de ce que l'homme a de plus fragile
 Si son moindre désir n'est pas exaucé elle n'a qu'à tirer sur le fil »

Rock'n Roll Morback est un parfait mélange de texte à la Reich Orgasme et de diction batracienne du 13ème arrondissement. J'aime beaucoup ce morceau, pure esprit année 80 où la déconne était la norme. On sent qu'il se sont bien marrés à l'enregistrer et en tendant l'oreille on peut percevoir les cris de joie des membres du groupe déguisés en cows-boys homosexuels, jouant à moitié nus à la marelle dans une cave du 12ème.
J'ai d'abord cru que cette dernière chanson, Just Another Oi! Band, était une reprise d'un quelconque groupe anglais mais je crois bien que non. Un super titre de oi! anglaise à l'ancienne au texte très négatif sur l'état de la scène oi! actuelle, qui ne fait que reproduire des clichés mille fois ressassés sur une période depuis longtemps révolue. Un excellent titre.
« And it's just another oi! band 
And I can't hear nothing new »


Toholl's a le mérite d'être un groupe sincère qui ne se prend pas la tête, qui fait du punk comme on en faisait au début, avec des potes qui savent mieux boire des bières que jouer de la musique, qui fait de l'humour potache et sexuel mais pas vulgaire, bref qui fait bien plaisir même si ça leur ferait pas de mal de bosser encore un peu d'ici leur prochaine production!

Le groupe a encore quelques démos (mais plus pour longtemps, c'est parti comme des petits cachetons dans une teuf) et vous pouvez le contacter sur leur facebook ou directement par mail à toholls@hotmail.fr
D'ailleurs il cherchent un label...

En attendant on écoute tout ça : ICI


lundi 18 juin 2012

[Old Stuff] Erode - Al Volga Non Si Arriva EP (Autoproduction - 1996)


En ces temps d'élections et de mise à l'épreuve des joies de la démocratie moderne, nous chez Vengeance, on a décidé d'être complètement totalitaire. On a bien vu, selon le sondage qu'on a posté, que vous vouliez plus de nouveautés Oi! françaises. Depuis qu'on l'a lancé, on a pas publié un seul truc français (faut dire qu'on achète quasiment que du vinyle et que niveau sorties françaises c'est un peu la dèche en ce moment...). Pour continuer sur la voie emprunter par mes camarades rédacteurs, je vais donc m'évertuer à en avoir rien à foutre de l'avis de la populace et chroniquer une sympathique vieillerie transalpine (mais tout de même c'est de la Oi!, donc je respecte 1/3 de votre choix, c'est déjà beaucoup). Pour une fois je vais faire deux entorses aux règles qu'on c'était fixé entre nous :  je vais chroniquer un truc que je possède pas (ça mes deux collègues l'on déjà fait avant moi, donc à la rigueur c'est pas grave), et qui plus est un truc politique (on a déjà chroniquer des groupes engagés politiquement, mais en général les textes et les types restent soft où ne mêlent pas ou peu ça à leur musique). Et là en plus c'est pas qu'un peu. On a ici du gros rouge qui tâche, le couteau entre les dents, le rideau de fer qui va de Stettin à Trieste, death to America, tout ça tout ça quoi. Aujourd'hui je vais vous présente Erode, le groupe italien d'extrême gauche qui en fait toujours trop, auteur de l'hymne anti-berlusconien "Evviva Il Cavaliere" (entre autre).

Une cover de "Evviva Il Cavaliere" par le groupe romain de reprises The 80's 


Né au milieu des années 90 à Côme, sur les cendres d'Asociale (cherchez dans mes premières chroniques, c'est tout simplement indispensable comme groupe si vous prétendez vous intéresser à la Oi! italienne) et de Crash Box (un groupe punk hardcore des 80's), le groupe se caractérise par le fait que ses membres soient ouvertement hyper-politisés, alors qu'à l'époque la tendance était plutôt à l'apolitisme sans bornes (et pas sans burnes, je vous vois venir). Comment je pourrais vous qualifier ça ? C'est de la Oi! à l'italienne, pas bourrin, assez mélo (ça c'est la grande particularité du rital, c'est hyper chantant comme langue), une guitare solo qui passe bien, gros choeurs, une voix rageuse mais pas forcée, et surtout les paroles c'est le grand soir quoi (pas le film de merde avec Poelvoorde qui vient de sortir, la révolution totale et sans concession plutôt, mais on en reparlera plus tard). Pas la moindre trace d'influence rock'n'roll/hardcore/mes burnes dans un plat à tajine, sur ce 7", c'est de la Oi! à l'ancienne, et finalement c'est pas plus mal comme ça, ça va bien avec l'esprit du groupe. Sorti en 1996, c'est la deuxième prod' du groupe après le EP Orgoglio Proletariato, sorti un an auparavant
La face A du vinyle s'ouvre sur "Europa". Ici pas question de récit germano-Hitlerifiant ni d'espace Schengen, loin de là. Pour vous faire un résumé rapide, on y parle des sciaccali d'Occidente (les chacals de l'Occident, rien que ça), d'Europe prolétaire et révolutionnaire et de renvoyer l'Oncle Sam à coup de pied au cul et par la même occasion de sortir de l'OTAN. Vous voyez le truc quoi, on fait pas dans la demi-mesure. On adhère ou pas au message, mais musicalement c'est quand même pas mal pour un morceau d'ouverture !
Deuxième titre de la face, "Frana La Curva", une chanson que tout ultra italien digne de ce nom se doit de connaître. Ça parle de calcio, mais pas de ce qui se passe sur le terrain, plutôt des tribunes. C'est rien de plus rien de moins qu'une apologie du dérouillage en règle des forces de l'ordre (allègrement traitées de figli di puttana au passage, toujours beaucoup de retenu dans les paroles d'Erode, c'est ça qui me plait). "Se dev'esserci violenza che violenza sia, ma che sia contro la polizia" ("si il faut qu'il y ait de la violence qu'il en soit ainsi, mais que ce soit sur la police"), voilà le sujet quoi. Un gros hymne si vous voulez mon avis.
La face B démarre avec "Pro Patria", un hommage rendu à l'équipe de Busto Arsizio, que les types d'Erode supportent. Pro Patria c'est le nom de l'équipe, et quand on sait de quoi sont composées les tribunes du club (de camerati comme on dit de l'autre côté des Alpes, des fascistes quoi), c'est assez marrant de voir qu'un groupe comme Erode fasse une chanson dessus. Ils devaient pas aller souvent au stade ! Ce détail mis à part, la chanson parle de l'attente insoutenable jusqu'au dimanche pour aller au stade, hurler l'amour de son club (toujours avec deux trois allusion prolétaro-communistes, on se refait pas hein), c'est hyper bien joué, gros choeurs, fort potentiel hymnesque, et en plus adaptable à plus ou moins tous les clubs de football (suffit de remplacer les "Pro-Pa-Tria, Pro Patria !" du refrain par le nom du club de ton choix et t'as de quoi chanter au stade, Jean-Mi).
Dernier titre du 7", et pas des moindre, "Stalingrado". Je vous laisse deviner de quoi ça parle, et vu l'engagement politique du groupe, de quel côté de la Volga il se situent. D'ailleurs ils le disent eux même, "Al Volga non si arriva" ("ils ne passeront pas la Volga", pas les Ewoks, plutôt la Wehrmacht), pour le drapeau rouge et le prolétariat et tout le folklore qui va avec. Un bon vieux morceau masturbatoire style "j'y étais pas mais si j'y avais été j'aurai fait pareil" comme on les aime (ça c'est bien la spécialité des groupes "extrêmistes" tiens). Pour faire court, c'est le meilleur morceau du disque je trouve. Guitare qui dérouille, bonne basse, le phrasé assez inhabituelle, deux voies sur le refrain, bref, un tube de plus.
Pour ce qui est de l'artwork, vous l'aurez constaté vous même, c'est dans l'esprit des paroles : sobriété. Le bon vieux soldat soviétique qui plante le drapeau de l'URSS sur le Reichstag, en noir et blanc avec, ô surprise, la faucille-marteau en rouge pour appuyer un peu le bordel histoire que ce soit bien clair. Un disque tout aussi incroyable (la première fois que je l'ai écouté je savais pas si c'était une blague ou si c'était sérieux tellement ça me semblait too much, limite ridicule !) qu'indispensable. Tout ça a bien évidemment été écrit et réalisé après la chute de l'URSS, sinon c'est pas marrant hein !
On notera que le groupe c'est récemment reformé et a sorti un nouveau morceau. Le genre a quelque peu changer, puisqu'on est plus proche de la new wave qu'autre chose, mais les themes restent les même puisque c'est un morceau sur Ulrike Meinhof, de la Rote Armee Fraktion (la Fraction Armée Rouge en français, si je vous dit la bande à Baader ça vous parlera peut être plus, des terroristes d'extrême gauche quoi). Va savoir pourquoi, Blogger refuse de me l'afficher dans l'article, alors vous pouvez la regarder ici. Attention, musicalement ça rien à voir avec les morceaux des disques précédents. Et je vous l'ai surement déjà dit dans une news précédente, mais autant en reparler, un intégral en vinyle du groupe sortira dans l'année (je sais ni quand ni chez qui, mais ça sortira, m'a t'on assuré). Voilà tovarich, j'espère que ce morceau te plaira, dans le cas contraire tu iras miner du granit jusqu'à la fin de tes jours dans un camp de travail en Sibérie (ou un stage intensif axé sur le thème "toi aussi montre ton respect de la presse" avec Jean-Luc Méchancon) pour affront aux principes de la Révolution. Mes salutations distinguées !

C'est ce qui t'attends si tu n'adhères pas au message d'Erode, vile social-traître !

Face A
 Europa
 Frana La Curva
Face B
 Pro Patria
 Stalingrado

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mercredi 13 juin 2012

[Chronique] Sydney Ducks – Esprit De Corps EP (2011)






Nos plus fidèles lecteurs se souviennent sûrement de la chronique enthousiaste que j'avais rédigé à l'occasion de la sortie du premier EP de Sydney Ducks, Straw Dogs, hé bien voici son petit frère puisque les californiens ont remis quelques coups de rein pour la sortie de ce nouveau 2 titres sur Pirate Press.

Tout d'abord un grand bravo pour la pochette et l'artwork, ça fait plaisir de voir un beau truc, un peu chiadé et original. L'idée de la bouche d'égout est excellente mais avoir en plus découpé des trous pour que l'on puisse voir la photo du groupe imprimée sur la pochette interne l'est encore plus ! Les 5 zicos de San Francisco nous observent à travers les barreaux comme du fond de leur cachot jusqu'à ce que l'extraction de la pochette ne les en libère, joli symbole !

Niveau zik on n'est pas déçu non plus, deux supers morceaux entre oi! à la Templars et refrain punk rock (bon punk rock!), bref ça déboite !
Et le top c'est que, pour une fois dans la oi!, les thèmes des chansons sont, en plus d'être bien mis en musique, originaux, historiques et intéressants ! (oui ça fait beaucoup!).

On commence avec Esprit de Corps, le titre qui donne son nom à l'EP. Un super morceau, rien à dire, guitares péchues mais rock'n roll, voix oi! mais pas trop, super refrain, bref super !
En plus c'est toujours marrant d'entendre un anglophone chanter des bouts de phrases en français. Si j'ai bien compris il s'agit d'un texte sur la bataille de Varsovie de 1920, qui marqua la fin de la guerre entre la Pologne et la toute nouvelle Union Soviétique et qui surtout marqua le début de la paix pour la Pologne enfin indépendante (ça n'allait pas durer!). Un thème original et intéressant je vous dis !

Le deuxième titre, Joaquin Murrieta, est en espagnol et est toujours aussi excellent. Il s'agit apparemment de l'adaptation d'une chanson populaire mexicaine « Corridode Joaquin Murrieta » qui parle de la vie romancée du bandit, qui se défendit contre les attaques racistes des américains. Il est considéré comme une sorte de Robin des Bois californien bien qu'il n'ait vraisemblablement été qu'un pilleur de convois lors de la ruée vers l'or au milieu du 19eme siècle. Bref encore une très bonne et originale idée de chanson !


[Chronique] Hammer And The Nails – Maxi EP (2010)




Tu sais déjà, cher lecteur (ou chère lectrice, il paraît que y a des meufs qui s'intéressent à la oi!, nourrissons la légende) que j'aime divaguer sur les noms des groupes que je chronique et qu'il m'arrive même parfois d'en tirer des calembours plus ou moins réussis... bon très bien mais là j'avoue être un peu perplexe. J'ai d'abord cru avoir affaire à un club de manucures d’Europe de l'est et je m’apprêtais donc à sortir pleins de supers vannes sur les skinheads, les ongles et tout ça... nous aurions beaucoup ri croyez moi ! Puis jme suis dit que j'allais quand même me renseigner vite fait histoire d'éviter de passer pour un con vu que les expressions anglophones sont parfois difficilement compréhensibles à première lecture.
Du coup, comme tout le monde, jme retrouve sur wikipedia à essayer de piger ce qu'un prof de lettre bourré du Massachusetts a bien voulu tenter de dire sur le sujet. Aaaah nails, ça peut vouloir dire « clous » aussi !! Aaaah... d'où le lien avec le marteau ?! Putain tout s'explique.
Il s'agirait donc d'une métaphore particulièrement astucieuse pour dire « lorsque l'on a un marteau on voit tous les objets comme des clous » ou plutôt que nos intéractions avec notre environnement est influencé par l'objet que nous utilisons pour interagir.... Un peu comme quand tu changes la couche de ton petit neveu avec la tondeuse à gazon quoi.
Enfin bref fermons cette lourde digression linguistique et intéressons nous à ce groupe de Boston !

Boston c'est cool, c'est sur la côte Est, y a pleins de supers universités, de supers pubs, des groupes de hardcore bien méchants et des irlandais qui font du punk... et puis y a des skinheads aussi qui font de la musique !
Apparemment existant depuis le début des années 2000 et formé d'anciens membres de Close Call et Fit For Abuse, qui faisaient dans le bon hardcore old school au cours des années 90, il s'agit pourtant de la première production arrivée jusqu'à moi de Hammer And The Nails (et apparemment leur première vraie production tout court).
5 titres sur un maxi EP (j'aime bien ce format) avec une pochette plutôt bien réussie constituée de gravures de la Renaissance (je suppose) montrant une scène de tortures et de supplices divers (pendaisons, crucifixions, immolations et j'en passe...) , c'est plutôt sympa.



Autant être franc dés le début, j'ai beaucoup aimé cet EP, on retrouve de la oi! américaine violente et relativement lourde (efficace quoi)) avec pourtant un jeu de guitare solo (et surtout un son) plutôt original (qui rappelle un peu Templars mais pas vraiment) qui me fait parfois penser à Bad Lieutnants au niveau du son (oui je sais y a vraiment aucuns rapports entre Alteau et Boston !).


Bref! le skeud démarre avec d'inquiétants roulements de tambours tous droits sortis d'une scène d’exécution publique d'un film moyenâgeux ou d'un péplum quelconque des années 60 (les plus cinéphiles peuvent penser à la scène d’exécution d'Esméralada dans le Notre Dame de Paris de 1956), ça met dans l'ambiance.
Et puis bam on démarre fort avec Ten Fingers qui est une incitation à peine voilée à envoyer chier les arrogants de l'upper class et à bien niquer leur race comme dirait pipa, un bon morceau bien violent.
Et puis on continue avec le meilleur morceau de l'EP à mon avis, Set To Ruin, et là on comprend les influences hardcore dans le refrain (même si le morceau n'a rien de hardcore hein!), super efficace, super véner avec une super guitare solo (et c'est rare que je dise ça!). Une chanson plutôt triste et négative, un constat amer sur la vie qui n'est qu'un perpétuel combat et une succession de souffrances... on aurait pu le transposer en français et en faire un morceau d'Hardtimes premier album, c'est dire !
Et on conclue cette face avec Faux, encore un excellent morceau avec un message un brin agressif envers les traîtres et les bâtards. C'est bien fait, c'est un poil plus chanté sur les refrains, bref c'est excellent !



La deuxième face démarre bien lourdement avec Icepicks, qui n'est pas un morceau sur l'alpinisme hivernal mais sur le sort réservé aux ennemis, à ceux que l'on déteste. Alors j'ai pas bien compris de qui il s'agissait vraiment mais ce serait plutôt les ennemis de la nation, ceux qui veulent la faire chavirer. Un thème plus américain malheureusement mais le morceau est bien quand même.
On conclue tout ça avec Sleeping Giant, encore un super morceau, jme répète un peu mais celui-ci est intéressant. Le géant évoqué dans la chanson est l'ennemi de l'amérique qu'était à l'époque de la guerre froide le bloc communiste et qui fut utiliser comme excuse par le gouvernement américain pour développer pleins d'armes inutiles... et le géant se réveille sous une nouvelle forme, l'histoire se répète et le pire est à venir... J'espère ne pas mal interpréter ces paroles mais ça me paraît être le message le plus intelligent que l'on peut en tirer.

Tout ça pour dire que cet EP vaut le coup de s'y attarder et même si je peux comprendre que le son puisse interpeller à première écoute c'est à mon avis une des meilleure sorties de pure oi! américaine de ces dernières années.


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samedi 26 mai 2012

[Chronique] Fake Patriots - Avoid Me EP


Toujours dans la série j'achète des trucs au hasard et inch'allah, je continue avec ce petit EP des Fake Patriots, groupe street-punk écossais de la fin des années 90, début des années 2000 dont j'ignorais complètement l'existence jusqu'à ce que mes pupilles ne se dilatent d’intérêt à la vu de sa pochette, pourtant pas particulièrement transcendante, dans les bacs à 45 du meilleur disquaire de l'univers connu. Mais passons. 

Le groupe est formé en 96 par une bande d'écossais alcooliques (pléonasme) qui choisissent leur nom d'après un passage du sublime morceau The Myth Is Real, let's Eat sur l'album The Sky is Falling And I Want My Mommy par Jello Biaffra et NoMeansNo (outre l'anecdote pompeuse, mais stylée, ça change agréablement des conneries ultra-patriotiques habituelles dans la oi!, j'adhère!). Si tu ne sais pas encore que cet album est une pure merveille et que NoMeansNo est le groupe qui broie des mamies à la cuillère à soupe depuis 30 ans, c'est que tu as de sérieuses lacunes mon coco! Quoiqu'il en soit un groupe de fans de NoMeansNo ne peut pas être foncièrement mauvais, pourtant c'est pas du tout le genre de zik que les 4 gus ont décidé de faire mais c'est pas bien grave. 



Mais revenons au groupe. Grâce à un des types de On File les premiers morceaux de Fake Patriots sortent sur Punks, Skins & Herberts Vol.5, s'en suit le pas mauvais album No Nonsense (très punk!) sur Helen Of Oi! en 99  puis Avoid Me, le présent EP, sur Intimidation Records en 2002 qui vient conclure la carrière des écossais. 

La face A démarre fort avec un début rapide à la basse pour la morceau Avoid Me. Un bon morceau bien pêchu qui oscille entre oi! et street-punk (tempo punk et voix oi!) et qui envoie direct au fond des douches d'une prison turque tous ceux qui pourraient nous juger bien trop vite. 
On continue avec Ready, Steady, Scam, encore un morceau punk dans l'âme puisqu'il s'agit d'un gros doigt tendu à la vie du connard moyen qui reste gentiment à sa place et qui agit comme la société voudrait qu'il agisse. 
La deuxième face commence bien fort également avec I'm Glad You're Dead qui rappelle gentiment qu'on en a rien à secouer de la mort de soit-disant célébrités, que les média voudrait élever au rang de saints. Lady Di et Paula Yales (la fille de Hughie Green, un présentateur télé anglais, morte en 2000) en prennent pour leur grade, bien fait pour eux! (si kate hamilton et son connard de prince pouvaient disparaître aussi ce serait bien cool!)
On conclue tout ça avec Obscene And Not Heard, un appel à monter des groupes et à s'exprimer même si ce sera de la merde et que personne ne s'y intéressera jamais. Encore un bon thème de morceau, j'aime vraiment les thèmes de ces 4 morceaux, rien à foutre, rien à battre, punk à mort, c'est cool ! 

On ne peut pas dire que Fake Patriots révolutionne le genre ni restera dans l'histoire de la oi! comme un groupe fondamental, mais ça assure bien et c'est vraiment pas désagréable à écouter (si la oi! sur tempo punk ne te fait pas peur). 



Ce qui est marrant c'est qu’après le split du groupe, une partie de ses membres est revenue à ses premiers amours (toujours NoMeansNo) et a monté Tortura Nervosa qui (pour le peu que j'en ai écouté) est beaucoup plus proche de ce que l'on pourrait attendre de fans de NoMeansNo et c'est bien cool (oui j'adore NoMeansNo). Comme quoi on peut faire du street punk puis du punk expérimental sans problèmes, et ça fait toujours plaisir de voir que tout le monde n'est pas enfermé dans la cellule de son genre de prédilection.

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